Mois: mars 2014

Notre adversaire, c’est bien le monde de la finance

Ce commentaire a été originellement publié par Jérôme Bonnemaison sur son blog: Mes mille et une nuits à lire.

Comment ne pas sombrer dans le désespoir politique et imaginer une issue ?

Le grand mérite de l’essai de Gérard Duménil et de Dominique Lévy, « La grande bifurcation, en finir avec le néolibéralisme » est de sortir de la critique, râbachée, du néolibéralisme, qui a suffisamment prouvé sa toxicité (ou alors il faut vivre sur mars) pour essayer de commencer à éclaircir l’horizon des possibles.

Dans cet essai on ne parle pas de la société à venir, mais de la stratégie pour y parvenir, et des points d’appui dont tous ceux qui voient que le modèle économique actuel est une promesse d’abîme ont absolument besoin. Pour y croire. Pour ne pas se tromper. Pour ne pas bader ceux qui leur racontent des sornettes.

Pour les auteurs, la phrase inaugurale du manifeste de 1848 écrit par Marx est toujours valable : l’histoire des sociétés peut en définitive se résumer à l’histoire de la lutte des classes. C’est à partir de cet outil de compréhension de la dynamique du monde qu’ils essaient d’imaginer les voies de dégagement du néolibéralisme. (suite…)